Depuis quelques temps je défends autour de moi l'idée qu'une des raisons de l'échec du câble en France tient dans la qualité des chaînes hertziennes. Certes on peut contester leurs valeurs pédagogiques et culturelles mais le téléspectateur peux encore apprecier deux heures de divertissement avec suffisamment peu de coupures publicitaires qu'elles ne fassent elles-mêmes partie du spectacle.
Contrastons maintenant avec la situation aux Etats-Unis. les programmes télé et radio sont hachés par les publicités au point que des réseaux radio satellitaires ont un succès inattendu en proposant des programmes variés et sans publicité pour 10 $ par mois. Les animateurs vedettes et DJ accourent vers ces nouveaux canaux, si bien que, comme Wired s'en fait l'écho dans son numéro d'octobre, les réseaux traditionnels sont obligés d'auto-limiter le nombre de réclames par heure.
Comme quoi le CSA, en bloquant les demandes de TF1 et M6 qui ne voient pas plus loin que l'exercice comptable, est leur meilleur allié sur le long terme.