En ces temps de préparation supposée de leur IPO, beaucoup ont écrit sur les avantages concurrentiels de Google. Dans un premier temps, l'algorithme Pagerank leur a permis d'attirer une première population d'utilisateurs avertis (je me souviens avoir utilisé Google en 1999).
Ensuite la simplicité de l'interface a permis la diffusion de l'outil, au point de créer un sport, le Google Bombing qui consiste à associer un site "détonnant" à la première réponse à une recherche, réponse qu'on peut obtenir directement en cliquant sur "I'm feeling lucky", pour un résultat "étonnant".
Sur le plan des recettes, les titulaires de MBA ont apprécié la capacité de Google à se transformer de fournisseur en marque blanche des plus grands portails web, Yahoo en tête, en développeur de sa propre marque et sa propre solution pour capturer les revenus publicitaires (Adwords).
Tous les commentateurs, à quelques exceptions près (comme Cringely en incidente), laissent sous silence ce qui, de mon point de vue, est leur avantage concurrentiel actuel, l'excellence dans leurs datacenters. Google exploite aujourd'hui plus de 10000 ordinateurs (update : peut-être 100 000 selon un article de Slashdot)en cluster pour répondre dans un temps maîtrisé (très rarement supérieur à 2s), à des millions de requêtes.
Comme les déboires récurrents de Microsoft avec Windows Update le démontrent, cela n'est pas chose facile.
Autant leur interface a été copiée, leurs algorithmes, largement inspirés des analyses des références croisées entre publications universitaires, objet de la thèse des fondateurs, ont été reproduits, autant l'ingénierie de leur datacenter est complexe à reproduire. L'index de Yahoo (maintenant basé sur Webrank, plus ou moins sur les mêmes ingrédients que Pagerank) en est encore à ses balbutiements. Le site web de notre société, bien qu'il soit enregistré depuis l'an 2000 dans la partie annuaire de Yahoo, n'est présent que sous le nom de domaine de notre ancienne filiale, absorbée depuis un an www.setics.setec.fr. Le nombre de pages indexées est de quelques dizaines, contre la quasi-intégralité pour Google (plusieurs centaines). De plus le Googlebot visite chaque semaine la page principale www.telecom.setec.fr, et récupère les liens vers les nouvelles entrées de weblog.
Tout cela conduit les geeks à faire confiance à la fiabilité de Google plutôt qu'à celle de Yahoo qui a été longtemps l'étalon en terme de présence sur le web.
Après quelques semaine d'utilisation du T610, je commence à me faire à l'ergonomie du Sony Ericsson. Pourtant j'étais totalement habitué aux interfaces de Nokia 8210, 3410 : simples, cohérentes...
Ce qui me fait ne pas regretter mon 8310, c'est l'appareil photo intégré. Ce n'est pas que la qualité des images soit au rendez-vous, comme on peut le voir ci-dessous, mais la disponibilité de l'appareil pour capturer un moment familial est attachante.

If you read the magazines, you'll see that color is back among the fashionistas -- and just in time for spring. This is not a plot by clothing manufacturers and magazine editors. We exhibit fashion patterns even in non-commercial settings. More telling, there are fashions in baby names. We have the desire to be different, but we also have the desire to be the same.
Et aussi une réfutation de la pyramide de Maslow
Mardi soir au 20h, à moins que ce ne soit lundi, le journal télévisé de TF1 nous a fourni un « reportage » étonnant. Nous avons eu l’honneur d’apprendre que le Conseil Général du Nord a mis en place un programme interne de développement durable. Le progrès : les services utilisent une enveloppe à cases multiples pour les courriers internes. Une secrétaire nous a expliqué en plein prime time que l’enveloppe est ainsi réutilisée une cinquantaine de fois. Puis on a appris que le Département imprime maintenant en recto-verso.
Pour l’information de TF1, toutes les administrations et entreprises que j’ai eu l’occasion de pratiquer utilisaient déjà ces enveloppes. Et mon service imprimait en recto-verso sur des imprimantes Xerox pilotées par Linux en 1997 !
Le recyclage n’a pas toujours lieu où l'on croit.