
Au total, les concurrents de France Télécom pourraient avoir pris près de 10%du marché de l ’ADSL en valeur en un peu plus d ’un an. A titre de comparaison, depuis 1998, les opérateurs alternatifs ont capté 10% en valeur du marché de la téléphonie vocale.
En conséquence, France Télécom se fait plus agressif et presse l'Autorité (voir Libération et VNUnet) de lui permettre une différentiation des prix selon la densité de la population et de son réseau. Cette démarche était prévisible (la tarification du TurboDSL est déjà différentiée) mais elle lamine les efforts de communication de l'opérateur historique pour se présenter en partenaire des collectivités territoriales.

Les statistiques du London Internet Exchange montrent que par rapport à l'année dernière les échanges nationaux connaissent une croissance de l'ordre de 30%.
Nota Bene :Les statistiques de Parix ne permettent pas de se faire une idée.

Register se fait l'écho des projets de British Telecom de revenir dans la téléphonie mobile, avec un concept original : le mobile qui permet de téléphoner à son domicile via une passerelle personnelle Bluetooth, comme un téléphone sans fil de maison DECT et donc avec les prix correspondants, et ailleurs via un réseau GSM.
Les terminaux seraient fournis par Sony-Ericsson. Pour l'équipementier, on comprend la manoeuvre pour rendre ses équipements plus intelligents et moins liés à un réseau. Pour BT, il s'agit de combattre le transfert du chiffre d'affaires entre le filaire et le mobile. Ce qui est intéressant, c'est que le service GSM serait fourni en MNVO par T-Mobile, et non O2 l'ex filiale de BT. On voit là tout l'intérêt d'un marché mobile dynamique avec 5 acteurs qui tentent tout ce qu'ils peuvent pour proposer des services innovants. La France avec son oligopole est très en retrait. On espère que le renouvellement des licences mobiles sera l'occasion de rendre un peu de dynamisme à cette concurrence.