For today's new-technology industries, the challenge is to enable new customers to do things they've always been trying to do, but to do them more conveniently and predictably. Take the BlackBerry, the handheld wireless e-mailer made by the Canadian company Research in Motion. RIM got its disruptive foothold competing with nonconsumption by bringing the ability to receive and send e-mail to new contexts such as waiting lines, public transit and conference rooms. But what's next?Et encore
Don't worry about who your customer is. Make something he can "hire" to do a job.L'idée principale est que pour innover fondamentalement, il ne faut pas se lancer dans une course aux fonctionnalités avec ses concurrents, mais se concentrer sur les situations de non-consommation de la population cible.
Un virus incroyablement dévastateur circule désormais. Ce virus est facilement reconnaissable. Il se nomme "TRAVAIL". Si vous recevez n'importe quelle espèce de "TRAVAIL" que ce soit par mail, Internet ou tout simplement par le biais d'un de vos collègues ou supérieurs, SURTOUT NE L'OUVREZ PAS.
Sa propagation est phénoménale. Certains affirment l'avoir directement reçu par courrier normal, voire par voie orale. C'est époustouflant et à ce jour aucune société n'est parvenue à le détruire : "TRAVAIL" se propage à une vitesse folle. Déjà quelques variantes du virus ont été détectées sous la forme "JOB", "HEURES SUP ", "BOULOT", "LABEUR ".
Il semblerait que des agents de propagation soient identifiés sous la forme "PATRON", "CHEF", etc. Si vous rencontrez " TRAVAIL " par e-mail ou bien sous toute forme, refusez-le immédiatement ou détruisez le ! Ceux qui se sont fait piéger ont vu leur vie familiale, professionnelle et extra-conjugale terriblement perturbée. Si par malheur vous êtes déjà infecté, il existe quelques antivirus apparemment efficaces. Rendez-vous sur le site puis téléchargez les modules de désinfection qui se nomment "CONGE.VIR", "MALADIE.VIR","ABSENCE.VIR", "DODO.VIR" , et quelques autres.
Un passage par une zone de désinfection peut accélérer la guérison, des zones adaptées ont été mises en place récemment, elles sont facilement reconnaissables sous les sigles "MACHINE A CAFE", "DISTRIBUTEUR DE BOISSONS".
La RTT (Remets Tes Tongs) est une parade qui, si elle est utilisable, peut soulager un court instant. Mais attention à la surcharge qu'elle entraîne ensuite. Envoyez ce message à tous vos amis et évitez leur une terrible infection.
Tout d’abord, il convient de féliciter l’ART pour la mise en place d’une consultation publique. Cette procédure décisionnelle tranche par rapport à beaucoup de pratiques « démocratiques » qui laissent peu de place aux extérieurs d’un cercle restreint d’habitués. En même temps, les 10 points sur lesquels l’Autorité interroge formellement le public sont essentiellement techniques alors que l’enjeu, un tiers des chiffres d’affaires de la téléphonie, fixe et mobile mélangés, est essentiellement économique. Ce sera le point de départ de cette argumentation.
Il me semble en effet qu’un grand corpus de réglementation a été mis en place dans le cadre du dégroupage pour s’assurer que la propriété du chevelu de paires de cuivre ne crée pas de situation de monopole et de rente. A l’inverse, la création des réseaux GSM s’est faite dans une certaine confidentialité : les technologies n’étaient pas mûres, le modèle économique incertain. Légitimement le législateur n’a pas posé d’autre condition que le respect de la norme européenne, puis la couverture de 90 % de la population. C’était une décision clairvoyante qui a permis le développement de réseaux interopérables qui offrent certaines libertés à leurs utilisateurs : changement de mobile indépendant du réseau, roaming européen, changement d’opérateur, avec conservation du numéro depuis juillet.
Maintenant le marché est établi et la portion de la valeur de la téléphonie circulant via les réseaux mobiles dépassera les 50% d’ici 2006, date de renouvellement des deux premières licences GSM. Orange à lui seul commandera un quart du marché de la téléphonie en valeur. L’attribution des licences UMTS n’a pas été aussi rémunératrice pour la France que pour d’autres pays européens et on peut légitimement se demander si les processus mis en place ne sont pas responsables d’une partie de la bulle boursière des télécommunications. Cependant il est incontestable que la téléphonie mobile est le principal créateur de valeur actuellement. Si des enchères sont inenvisageables, on connaît tout de même une borne inférieure de cette valeur : le prix payé par Orange, SFR et même Bouygues Télécom après l’éclatement de la bulle, pour se garantir la dizaine de mégahertz offerts dans le cadre des licences UMTS. Sur des fréquences un peu inférieures, on ne voit pas pourquoi le « prix au mégahertz » devrait être plus faible pour la maîtrise de cette « vache à lait » pour reprendre les termes classiques d’analyse stratégique. C’est un aspect passé totalement sous silence dans la consultation actuelle.
Si toutefois la régulation économique précédente devait être ignorée, il me semble qu’il faudra en compensation ou en complément que l’Autorité s’assure, comme pour le réseau téléphonique filaire géré par France Télécom, que les acteurs concernés, tous les deux exerçant une « influence significative », soient soumis à des contraintes de « common carrier », c’est-à-dire l’ouverture de leur réseau sur une base coût moyen plus marge standard. La possibilité de mise en place de MVNO doit devenir une obligation et non plus le résultat d’une démarche commerciale comme l’a fait SFR. Il y a là un enjeu d’abord en matière de droit de la concurrence puisque au moins il existerait une possibilité de compétition sur les services ajoutés au transport des communications (mode de tarification, assistance téléphonique, terminaux, points de vente) et également du point de vue des consommateurs. En effet si un opérateur pouvait établir une HLR capable de fournir du roaming sur le territoire national, des offres commerciales aux usagers finaux pourraient fournir le même niveau de couverture que celui dont profitent les étrangers lors de leurs déplacements en France. C’est une mesure particulièrement attendue par un certain nombre de professions qui ont besoin d’une couverture optimale.
Andrew Odlyzko reprend ses thèmes favoris dans un grand article de FistMonday.
Avec son approche d’économiste universitaire, il apporte la perspective historique des grandes innovations technologiques en matière de télécommunications personnelles, la poste au 19e siècle, le téléphone au 20e. Parmi les enseignements sous-estimés par les nouvelles technologies, il insiste sur l’attractivité et la sécurité pour les consommateurs d’un prix unique tout compris (le timbre unique, le forfait), la lenteur d’adaptation des utilisateurs par rapport aux marchés de capitaux. Lenteur qu’il relativise lui-même en démontrant que le trafic Internet suit une croissance soutenue, que la vitesse d’adoption des connexions hauts débits est supérieure à celle des mobiles dans leur phase initiale. Le problème vient de l’espoir par plusieurs acteurs de pouvoir anticiper, guider et amplifier cette croissance. Lorsque les Bourses sont mises à contribution, cela crée des bulles qu’il compare aux deux vagues de la construction des chemins de fer en Angleterre. Il reste d’ailleurs perplexe devant la valorisation des réseaux téléphoniques et câblés aux USA qui chacune intègre un premium par rapport à leur coût de remplacement, qui ne peut s’expliquer que comme une exclusivité, alors que la convergence risque de la leur faire perdre. Odlyzko attend donc le salut par les airs, avec le développement des technologies hertziennes.
Le moins que l’on puisse dire est que son raisonnement est cohérent, bien documenté puisqu’il s’agit d’une synthèse de nombres d’articles qu’il a déjà publiés. Odlyzko est moins convaincant lorsqu’il s’agit d’être opérationnel en particulier en terme d’action publique. Dans un système dont il a si bien démontré combien il est bloqué par les grands acteurs actuels, il semble oublier combien réglementation et subventions peuvent ou non construire une écologie d’acteurs de taille plus modeste, qui spécialisé dans la couverture d’une zone géographique, qui dans un service particulier. Je suis convaincu pour ma part que plus les technologies de l’information prennent une part importante dans notre vie et le PIB de la nation, plus la collectivité a intérêt à soutenir cette diversité. Dans les transports, les constructeurs automobiles ont développé autour d’eux un réseau de sous-traitant, de transporteurs, etc. A l’opposé, la SNCF a une tendance historique à tout faire elle-même, qui l’empêche d’innover à petite échelle, de tester, de recommencer. France Télécom souffre du même mal et cela bloque l’innovation sur certains segments des réseaux.
Enfin je pense que vu l’échec initial de la Boucle Locale Radio, son espoir de voir les technologies hertziennes animer la compétition vis à vis de l’ADSL (France Télécom a in fine son mot à dire sur tous les réseaux du Plan Câble) doit être entretenu autrement que par des démonstrations économiques. Un réseau comme Melis@ a donc parfaitement sa justification et je pense qu’il peut activer durablement le développement économique du Maine-et-Loire dans les technologies de l’information en apportant la concurrence.
PS : d’un autre côté, la stratégie d’Altitude Télécom qui vise à récupérer doucettement une licence nationale BLR 3,5 GHz est à suivre.