IBM présente des visualisations très intéressantes des contributions à la Wikipedia.
Le grand tour de l'Autriche fait pendant les vacances m'a rappelé à quel point les voyages pouvent être formateurs pour se rendre compte de la variété des usages, en matière de télécommunications (Internet, GSM et UMTS) ou de routes.
Le web s'installe vraiment dans les affaires. Toutes les camionnettes et camions, en plus de leur numéro de téléphone, arborent une référence à leur site web, même pour du chauffage et de la plomberie (www.vaillant.at).
Autre constat: les entreprises autrichiennes privilégient les domaines en .at par rapport en .com même pour des filiales d'entreprises internationales (je pense à des publicités de Nokia en particulier). Comme en Belgique, il y a une fierté à montrer son implantation nationale, peut-être pour se différencier des entreprises allemandes.
A l'opposé, le premier panneau sur l'autoroute du retour arborait une mention sanef.com. Outre l'abandon du www qui déroutera sans doute un débutant, je trouve étonnant que la SANEF se présente comme une activité commerciale internationale. Pour mémoire, il s'agit à ce jour d'une entreprise publique limitée à la France (SANEF signifie société des autoroutes du Nord-Est de la France) et sur le plan commercial, la cahute de vente des télépéages ventée par ce fameux panneau était fermée un dimanche de grands départs d'été !
Comme en Angleterre, 3 s'est implanté en Autriche. Les échafaudages de l'opéra de Vienne étaient recouverts de deux grands "draps" de publicité, l'un pour Lexus, l'autre pour 3, vantant la vidéo sur portable.
A Graz, j'ai également pu voir un magasin dédié au nouvel opérateur avec des téléphones Nec e606 démontrant leur capacité multimédia en faisant tourner en boucle des clips sur leur écran. La communication marketing semblait plus orientée vers les prix avec une insistance sur un prix de 40 cts/min pour un contenu que je n'ai pas compris.
Du point de vue des réseaux de télécommunications mobiles, l'Autriche étonne par la faible présence de pylônes en treillis métallique qui agrémentent les campagnes françaises. Ce n'est pas que les opérateurs manquent (ils sont quatre: One, T-Mobile, A1, Tele.ring) et la couverture autant que j'ai pu en juger en tant qu'étranger en roaming est parfaite.
Les concepteurs de réseaux se sont appuyés sur la géographie physique et humaine. L'Autriche se dispose en vallées profondes avec une urbanisation principalement composée de maisons traditionnelles à 1 ou 2 étages qui accueillent plusieurs foyers (peu de HLM et bâtiments de grande hauteur en dehors des grandes villes) . Les opérateurs ont beaucoup implantés de courts mats (2 à 3 m) en sommet de toiture sur des maisons en contrefort des vallées. Les liaisons louées sur réseau téléphonique classique sont privilégiées par rapport à des faisceaux hertziens pour concentrer le trafic.
Je ne sais quels sont les accords avec les particuliers qui accueillent ces stations de base mais on pourrait presque dire que les réseaux mobiles autrichiens sont un ensemble de hotspots répondant à la norme GSM.
A l'inverse, le grand Ouest français alluvionnaire est un grand plateau entrecoupé de vallées de faible profondeur. Comme la France a eu besoin de châteaux d'eau, la France a aujourd'hui "besoin" de pylônes.
NB : si des épidémiologistes recherchent une base d'étude pour analyser les conséquences de l'exposition à des stations GSM, je leur recommande donc l'Autriche ou la Suisse.
Deux observations à propos de la signalisation routière en Autriche du point de vue d'un français.
Tout d'abord sur les autoroutes, les sorties sont numérotées non pas séquentiellement mais selon leur position kilométrique. D'une part, cela permet d'estimer à chaque instant la distance par rapport à son objectif par différence avec le balisage des PK qui est bien visible. Ensuite, en cas de création de nouvelles sorties, le système de signalisation n'a pas besoin de se contorsionner comme avec certaines "sortie 3C". Les concepteurs autrichiens ont bien réfléchi à leurs besoins d'exploitation de la route et même les routes nationales bénéficient d'un balisage clair.
Inversement la signalisation des destinations est des plus confuse. On suit les panneaux pour une destination, puis on n'en trouve plus ; une même ville est indiquée tout droit et à droite sans autre précision ; on débouche sur une barrière de péage sans avoir été prévenu (pour être franc, avec mon expérience, je me doutais que le tunnel autoroutier de plus de 8km entre Graz et Salzbourg, ne pouvait être gratuit)
NB : nous ne disposions que d'une carte au 1/1 000 000 pour nous aider dans notre navigation.